Elle - 21.10.2016
Pauline Klein, créatrice de notre dernière campagne

Pauline Klein est écrivain et directrice artistique. C'est avec poésie et audace qu'elle a imaginé l'univers de notre nouvelle campagne. Rencontre avec une créatrice d'émotion.

Pauline, pouvez-vous nous parler de votre parcours ? Vous êtes écrivain et directrice artistique, comment ces deux disciplines se nourrissent-elles ?

J’ai fait des études de philo, puis j’ai étudié à la Saint Martin’s School à Londres, en même temps que je terminais mon DEA d’Esthétique. C’est l’art contemporain qui m’a donné envie de faire de la philosophie, et l’écrit qui m’a donné envie d'étudier l’art. Après mes études, je suis partie travailler dans une galerie à NY. J’y suis restée un peu plus de trois ans. Je crois que les deux disciplines se complètent très naturellement, dans le sens où j’ai besoin de dématérialiser ce qui se voit, de décrypter le visuel, alors que face aux flux d’images qui nous entourent, j’ai besoin de poser des mots. Le travail de direction artistique n’existe pas sans histoire. Aujourd’hui, je suis plus concentrée sur mon travail d’écrivain. C’est une activité étrange, instable, un peu effrayante à certains égards aussi. On y est très seul. Alors que mon travail de directrice artistique est plus rassurant, parfois bien plus divertissant. Il apporte une frivolité, une légèreté que je trouve au moins aussi essentielle que le travail d’écriture, qui a tendance à isoler.

Que représente l’Esprit Guérin pour vous ?

C’est un mélange de simplicité et de chic, et ce n’est pas prétentieux. Aujourd’hui, beaucoup de maisons se copient, veulent être comme, avoir l’air de. Je trouve que l’identité de Guérin est très sincère et donc très libre. Son image est en train de changer, mais pas sous le coup d’une imposture, ou d’une stratégie. Les bijoux sont beaux, ils sont accessibles, très féminins, on les repère alors qu’ils sont discrets, et c’est ce que j’aime chez un bijou. Pour moi, l’esprit Guérin, c’est cette alliance de simplicité, de liberté dans la façon de pouvoir porter des pièces, et d’absence d’ostentation.

 

Parlons de vous… Racontez-nous l’histoire du bijou qui compte le plus pour vous… Quelle place a–t-il dans votre quotidien ?

Je porte très peu de bijou, mais lorsque j’en aime un, je le mets jour et nuit. Puis je le cache, je fais semblant de le perdre, et je les retrouve des mois après. Je me contrefiche de leur valeur sentimentale, pour moi ce sont avant tout des parures qu’on prend plaisir à porter. J’ai besoin qu’un bracelet ne soit pas trop lourd, mais j’aime bien qu’un collier pèse son poids, ça me donne l’impression d’être lestée ! Un bijou, c’est vraiment comme une extension du corps, bien plus qu’un vêtement. C’est très physique. Donc il doit s’aligner avec notre manière de bouger, de marcher…

A quoi ressemble votre bijou idéal ?

Ce doit être lui qui me porte. Il doit être une sorte de compagnon. Comme j’en porte peu, je le sens dès que j’en mets un. Donc, il ne doit pas me déranger. J’aime l’or autant que l’argent, le faux autant que le vrai. J’aime pouvoir jouer avec, faire tourner une bague, sentir glisser un bracelet sur mon bras. C’est avant tout une sensation physique. C’est ce que j’aime avec les bracelets Guérin par exemple, ils sont libres d’évoluer comme ils veulent, ils ont une présence réconfortante, parce qu’ils sont à la fois discrets et gracieux. Mon bijou idéal doit être bienveillant… Et surtout, je n’aime pas quand il est trop estampillé.

Pour quelle pièce Guérin Joaillerie avez-vous un coup de cœur ?

J’aime beaucoup la collection Diamants de rosée, car j’adore les bijoux qui laissent passer des parties de la peau. La bague Fil Diamants de Rosée est à la fois très fine et un peu masculine. J’adore la manchette aussi, on ne voit qu’elle lorsqu’on la porte, elle a beaucoup d’allure, et une vraie présence. J’aime aussi les bagues irisées, chic, agréables à porter, comme une caresse.