Elle - 11.04.2018
Nathalie Balla, Les Chemises Blanches
Les chemises blanches

Ce 17 avril, à l'occasion de la sixième édition de la Journée de la Femme Digitale, Guérin Joaillerie est parti à la rencontre de Nathalie Balla, co-présidente de La Redoute et fondatrice des Chemises Blanches. Découvrez le parcours, les défis et les ambitions d’une femme actrice de son temps.  

Pouvez vous nous décrire votre parcours ?

Depuis le 2 juin 2014, je suis co-présidente de La Redoute avec Eric Courteille. J’étais auparavant Présidente-Directrice Générale de La Redoute depuis août 2009. J’ai débuté ma carrière, de 1989 à 1992, chez Price Waterhouse Suisse en tant qu'auditeur, période au cours de laquelle j'ai écrit une thèse à l'université de Saint Gall. En 1992, j’ai intégré le Groupe Karstadt Quelle, dans l’enseigne Madeleine, dont je suis devenue Directrice Générale Suisse et Autriche, de 1996 à 1998. J’ai rejoint ensuite Quelle Versand (en Suisse) en qualité de Directrice générale, de 1998 à 2001, puis j’ai rejoint Quelle et Neckermann AG (en Allemagne) en tant que membre du COMEX en charge du périmètre international de 2001 à 2005. Depuis fin 2005, j’étais Directrice générale de Robert Klingel Europe, numéro 4 de la vente à distance en Allemagne. Je suis diplômée de l’ESCP-EAP Paris et Docteur en Sciences Économiques et Financières. Je suis également Vice Président de la Fevad et de l'UPECAD.

 

L’envie d’entreprendre, une vocation ?

L’envie d’entreprendre est présente depuis mon plus jeune âge. J’accompagnais déjà petite fille mes grands-parents sur les marchés de Hongrie pour vendre des foulards et du tissu. Le commerce c’est une passion transmise par mes grands-parents. Je pense que mon éducation a été fondamentale pour développer cette envie d’entreprendre. Mes parents m’ont démontré au quotidien que pour être libre et réussir il faut avoir une passion, s’engager et travailler. J’aime relever des défis qui paraissent impossible, prendre des risques et partager une aventure entrepreneuriale avec une équipe engagée et convaincue que les limites ne sont que celles que vous vous mettez vous-même.

Vous êtes co-présidente de La Redoute depuis 2009, pouvez-vous nous décrire l’évolution de la société jusqu’à aujourd’hui ?

La Redoute est une jeune entreprise de 180 ans ! De la filature de laine créée en 1837 au catalogue mythique, et avec aujourd’hui son site e-commerce, La Redoute a accompagné au cours du temps toutes les évolutions de la société française en rendant accessible au plus grand nombre, principalement des femmes, une offre mode et équipement de la maison, créée et sélectionnée par ses équipes internes de stylistes et designers. Industriel et leader de la Vente par Correspondance, La Redoute a pris le tournant d’Internet dès 1999 avec l’ouverture de son site web. J’ai rejoint La Redoute en tant que Directrice Générale en 2009 pour engager une transformation progressive du modèle économique de La Redoute.

En juin 2014, j’ai repris La Redoute avec Eric Courteille et nous avons lancé un plan de transformation radicale de l’entreprise sur 4 ans, fondé sur quatre axes stratégiques visant à retrouver en 2018 l’équilibre financier : La transformation de l’offre en se concentrant sur la Mode et la Décoration Maison, la transformation digitale du business model et du marketing, la transformation des services avec un investissement de 50 millions d’euros dans un nouvel entrepôt logistique entièrement robotisé et enfin, la transformation culturelle de l’entreprise fondée sur ses trois éléments d’ADN (le lien, la création et l’influence) et sur trois valeurs de l’entrepreneuriat responsable (Ambition, Créativité et Exigence). La Redoute est aujourd’hui le Leader du e-commerce, seul acteur en France à savoir créer, distribuer et livrer en France comme à l’international, en proposant une expérience clients de haute qualité. La Redoute.fr est le premier site d’achats d’Habillement et de Décoration en France, avec en moyenne plus de 9 millions de visiteurs uniques par mois. Internet représente plus de 85% du chiffre d’affaires France de la marque qui est également présente sur les applications Smartphones et les réseaux sociaux. Avec plus de 10 millions de clients actifs dans le monde, La Redoute est présente dans plus de 20 pays.

Le 17 avril,  La Redoute s’associe à La Journée de la Femme Digitale ? Pouvez-vous nous donner les détails de cette collaboration ?

Le mouvement des chemises blanches est né en septembre 2017, en riposte à une enquête publiée par le magazine Capital sur la start-up nation :  11 hommes en chemise blanche. Aucune femme sur la photo. Un oubli capital de la moitié de l'humanité... Des entrepreneures se sont mobilisées très rapidement pour réaliser un cliché reprenant les mêmes codes (en chemise blanche devant la Tour Eiffel) qui a été publié dans Challenges. La photo a rapidement fait le tour des réseaux sociaux, a été reprise par les médias nationaux et internationaux : le mouvement était lancé, et derrière cela un symbole venait d'être créé. Peu de temps après avoir dénoncé cette situation, La Redoute et la Journée de La Femme Digitale ont décidé de s’associer pour créer une ligne de chemises blanches afin de concrétiser ce mouvement sociétal en marche. Dans notre société de l'image, le rôle du symbole est essentiel pour faire bouger les lignes. La chemise incarne la valeur travail, sa taille cintrée indique clairement une silhouette féminine, la couleur blanche évoque l'étendue des possibles. Cette chemise est un étendard !

Pourquoi le digital ?

La Redoute a toujours été aux côtés des femmes ; en particulier lorsque leur rôle a évolué dans la société. Aujourd'hui plus que jamais, nous sommes convaincus que la révolution digitale en cours offre des opportunités extraordinaires pour toutes les femmes qui ont envie d'entreprendre. Le jeu est très ouvert. Les femmes doivent avoir confiance en elles-mêmes et oser entreprendre et agir ! Il n’y a rien à perdre, on ne peut que gagner.

Où pourrons nous trouver ces fameuses chemises blanches ?

Bien sûr sur les site de La Redoute ainsi que le 17 Avril sur place lors de la Journée de la Femme Digitale.

Des collections Guérin Joaillerie, quelles sont les pièces que vous préférez parmi les collections de la marque ?

Mon arrière-grand-père était orfèvre. J’ai le plus grand respect pour ce métier qui est une alliance savante entre le savoir-faire d’artisan et la créativité de l’artiste. Je trouve les pièces de la collection Guérin Joaillerie développées avec des créateurs très intéressantes.